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La
statuaire
En
Bretagne, on le savait encore il y a un demi-siécle, il valait
mieux s'adresser aux Saints qu' à Dieu le Père.
Parce que le Père est tout seul et ne saurait où donner
de la tête avec toutes ces prières intéressées
qui montent vers lui, alors que les Saints sont légions et
que leur nombre ne cesse de croître, chaque génération
de créatures en fournissant au moins quelques uns, surtout
dans les temps difficiles. En somme, ils constituent le nombreux
secrétariat du Créateur, un personnel administratif
indispensable pour une bonne gestion de ce bas monde.
La
statuaire bretonne a su traduire dans les matériaux les plus
variés (bois, granite, Kersanton, marbre, calcaire) les thèmes
traditionnels (vie du Christ, Vierge à L'Enfant, apôtres)
les nouvelles dévotions proposées par la Réforme.
Toutes
les statues de cette église sont en bois au en pierres.
Toutes les statues de plâtre qui ornaient cette église
ont été enlevé en 1949 par Paul Le Pape, recteur,
quelques unes se trouvent encore à la chapelle Sainte Anne
de Troaon.
Dans
la nef :
"La
crucifixion "
Ensemble
de trois statues: le Christ en croix entre la Vierge Marie et Saint
Jean ...
Or,
près de la croix de Jésus se tenait sa mère...
Jésus, voyant sa mère, et près d'elle le disciple
qu'il aimait, dit à sa mère : « femme, voici
ton fils. » Puis il dit au disciple : « voici ta mère.
» évangile de Jésus Christ selon St Jean 19
25 - 27.
Oeuvre
d'Anthoine Chavaniac, maître sculpteur du Roi, natif de Clermont
Ferrand, qui a travaillé pour la Marine à Brest ,
mais aussi pour différentes paroisses ( Landerneau, Logonna-Daoulas,
Lampaul-Guimiliau..) et qui décède en 1679.
Cette crucifixion a été sculpté en 1678, une
ressemblance frappante avec celle du sépulcre de Lampaul-Guimiliau.
Cet ensemble est en bois polychrome à été classé
« monuments historiques » depuis le 24 juin 1996. Il
sera restauré en 1996 dans les ateliers de Gilbert Le Goël
à Bieuzy les eaux dans le Morbihan. L'installation de la
poutre de gloire se fera par les charpentiers de marine du chantier
du Guip, la poutre utilisée sera un barrot de pont de la
gabare « Notre Dame de Rumengol » également classée
« monument historique » .