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Ricco
Robert
Ricco
Madame
Marie-Jeanne Ricco née Prigent. Sa demeure servit d'asile
à des aviateurs alliés, à une vingtaine de
personnes traquées et aux réunions clandestines de
L'A. S.

Monsieur
Robert Ricco, Commandant de la brigade de gendarmerie de Rosporden.
agent des réseaux "Johnny" et "C.N.D.",
chef cantonal de " LibéNord ".

Le
réseau Johnny :
...En
juin 1940, le Maréchal des Logis, chef de la gendarmerie
de Rosporden, Robert Ricco, trente-deux ans, reçoit la visite
d'un capitaine d'aviation, accompagné de plusieurs autres
militaires qui battent en retraite.
Celui-ci ayant entendu l'appel de Londres d'un Général
français demande si localement quelque chose est organisé
pour rejoindre l'Angleterre.
Le gendarme répond que comme tout le monde i1 est dans le
cirage, mais qu'il peut cependant les conduire à la côte
pour un embarquement éventuel. A moto, Robert Ricco conduit
donc ses passagers chez, " Phrasie " une Rospordinoise
tenant un café à Concarneau. De là, ils réussissent
par mer à atteindre les côtes anglaises. A partir de
cette année 1940, le gendarme véritable père
tranquille, va faire oeuvre de résistance chaque jour au
péril de sa vie.
Au moment où les gendarmeries sont désarmées,
il déclare avoir déjà remis à l'occupant
les armes de sa brigade qu'il a en réalité, camouflées
dans le plafond de ses locaux. Un jour peut-être serviront-elles
à la libération ! Mais en attendant la lutte armée,
les circonstances décident de la véritable entrée
de Robert Ricco dans les réseaux de renseignements.
Un
an après la prise en charge de ces volontaires pour l'Angleterre,
il reçoit la visite d'un homme déclarant : "
je viens prendre contact avec vous, car j'ai vu votre nom sur les
états de la France Libre à Londres, comme étant
quelqu'un susceptible de nous aider ". Peu à peu mis
en confiance, Ricco laisse entrevoir ses bonnes dispositions et
son souci de nuire le plus possible à l'envahisseur.
Quelques
mois plus tard, il est contacté de nouveau, cette fois par
le Capitaine Pierre Dréau de Lesconil alias « Henri
», capitaine de la marine marchande investi dans le réseau
Johnny, que Jean Le Roux et Robert Alaterre ont mis sur pied le
18 mars 1941 et dans lequel uvre une grande figure de la résistance
finistérienne.