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Agriculture du pays de 1945 à nos jours


...Essayer de traiter de ce sujet en quelques lignes, voire même en quelques pages serait une gageure, tellement il touche à des aspect fondamentaux, techniques, humains, si variés…

Il faudrait commencer par établir un bilan sommaire au sortir de la période d’occupation allemande, des terres appauvries fautes de disposer de moyens de fertilisation autres que le fumier produit par l’élevage, ne permettant que des rendements faibles en tous domaines : céréales, production laitière, maintenant la production brute des exploitations dans les limites de la subsistance, de l’autarcie… avec quelques poules pour les œufs, un ou deux cochons pour approvisionner le charnier, l’unique moyen de conservation, etc…

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Il faudrait parler du passage de l’énergie animale - le cheval, à l’énergie mécanique - le tracteur. À partir de 1950, l’introduction de la culture du plan de pomme de terre dite de "sélection", du remplacement progressif des races bovines locales (Pie noires bretonne, l’Armoricaine, la Froment du Léon) par la Pie noire hollandaise déjà sélectionnée depuis longtemps et parvenue à des rendements élevés de production.

Il faudrait encore parler de la "révolution" fourragère (culture rationnelle de l’herbe), indispensable pour l’expression du potentiel
génétique et technique de cette nouvelle race, de l’introduction du maïs dans la chaîne alimentaire bovine, point d’orgue du développement de la production laitière …
Il faudrait bien sur parler de la diminution du nombre des exploitations qui de 50 sur la commune en début de période, se limite aujourd’hui à 2 spécialisés en production laitière. Il va de soi que cette évolution s’est accompagnée de l’agrandissement des exploitations la puissance et la capacité du matériel décuplant la capacité de l’homme.

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Il faudrait certainement parler du remembrement : véritable réorganisation foncière, réalisée de 1960 à 1964, sous la direction des services départementaux de l’équipement… La moissonneuse-batteuse est apparue aussi à partir de 1960 et a remplacé progressivement les techniques de récolte et de battage des céréales. Bien rodée, cette nouvelle méthode a été l’un des grands progrès en matière d’allègement de la pénibilité du travail...

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Bien d’autres aspects pourraient encore être signalés, la semi-automatisation de la traite, et puis par exemple le recours à des organismes spécialisés pour la gestion de l’entreprise ou encore l’accès aux loisirs, en l’occurrence des vacances de plus en plus désirées, par les jeunes générations, depuis que dans les autres corps de métiers elles étaient devenues de véritables institutions…etc.
Ce sont là, autant de pistes qui pourraient constituer autant de têtes de chapitres appelant au développement approfondi pour les rendre plus explicites, plus compréhensibles et cohérentes.



Jean LE GUEN


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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